Holistique music

revue de Presse




Les inrocks
N°900, mars 2013



Ouest France

22 février 2013

Chaconnes, le cinquième album du chanteur nantais Thierry Le Coq, est dans les bacs depuis lundi. Travaux pratiques ce soir sur la scène du Stakhanov.
Éternel « outsider » de la chanson française. L'étiquette colle tellement à la peau de Le Coq qu'on la retrouve jusque dans sa biographie de présentation. « C'est une formule journalistique, j'en ai pris mon parti », s'amuse-t-il. Il faut dire que celui qui affiche aujourd'hui la quarantaine élégante a toujours eu les faveurs de la critique (Libé, Les Inrocks ou Télérama l'encensent depuis une bonne dizaine d'années), mais on n'a jamais entendu pour autant son Tête de Gondole (2005) au supermarché. « J'ai toujours tout fait de manière artisanale, sur des petits labels. Et je ne suis pas un bon commercial », s'excuse-t-il presque.
Mauvais commercial, peut-être. Belle plume, sûrement. On parle tout de même de quelqu'un capable de placer « sédiment alluvial » dans une chanson, sans donner l'impression d'un rapport écrit par un ingénieur des Eaux et Forêts.
Et comme pour beaucoup, c'est un grand chauve bien connu à Nantes qui a servi de déclic. « Au milieu de la variété sans grand intérêt des années 90, Dominique A a montré qu'on pouvait dire des choses et faire une musique intéressante, en français. »
Une cabane au Canada
Si une certaine mélancolie désabusée sied toujours aussi bien à Le Coq (« C'est vrai, je ne suis pas très Tata Yoyo »), ce Chaconnes, en référence à un style musical populaire du XVII e siècle, revêt une couleur plus brute, moins arrangée que son prédécesseur. Et quasi hypnotique, par moments.
« J'écoute beaucoup de musiques répétitives. Je suis un grand fan de Moondog, par exemple. Pour cet album, j'avais envie de choses très simples, pas forcément de couplet/refrain », explique ce batteur de formation, instrument avec lequel il a notamment officié pour Dominic Sonic. « De plus, on a enregistré en une dizaine de jours, dans un chalet au Canada. Avec mon batteur Benoît Prisset, qui sort d'ailleurs le disque sur son label Holistique, on est partis un peu à l'aventure. Même si je faisais entièrement confiance à la production de Bruno Green (connu pour ses collaborations avec Miossec ou Archive, entre autres). »
Le résultat est peut-être l'album le plus abouti et accrocheur du Vannetais d'origine. En formation contrebasse, batterie, deux guitares, peu de chance cependant de voir Le Coq monter sur ses ergots ce soir. Sa poésie faussement mal assurée, mais vraiment touchante, n'en a tout simplement pas besoin.




Bretagne actuelle  
 22 février 2013

L’univers toujours aussi étrange de Lecoq mérite le détour. L’occasion de laisser le bon temps rouler. Emotions garanties.


L’univers de Lecoq est vraiment étrange. Etrange, particulier et captivant. Entre Nick Drake et le Velvet Underground, ce qui pour un Breton du Morbihan laisse à penser qu’il a du se nourrir autrement qu’au son des ondes autorisées, où du moins disposer d’une bonne oreille baladeuse. Avec ce second album solo, Lecoq laisse désormais traîner la note du côté de la musique traditionnelle et du blues nord américain. Pas loin de l’Americana, quand celui-ci sait se reposer au pied des monts enneigés. L’album passe ainsi, comme une évidence fraîche et tranquille.
Enregistré en 10 jours au fin fond du Québec, « Chaconne » raisonne de cette confrontation permanente entre le moderne et l’ancien. Avec « son » batteur de longue date, Benoit Prisset (Yas and the lightmotiv) et des montréalais Dan Baillargeon (guitare, banjo) et Jérôme Hébert (basse, contrebasse), Lecoq a su capter l’air d’un temps que - seul - lui peut retenir. Par chance, il décide de partager ses émotions. A nous de faire le second pas.
Hervé Devallan



Zicazine
23 janvier 2013

Trois ans après son dernier effort en date, « D’Arradon », Le Coq a réussi à réunir auprès de ses fans les fonds nécessaires à la réalisation dans de bonnes conditions d’un nouvel opus et c’est dans l’intimité d’un chalet québécois qu’il s’est attaché à l’enregistrer en confiant la console à Bruno Green qui signe au passage toutes les parties électroniques de l’ouvrage, Dann Baillargeon se chargeant pour sa part des guitares au sens large du terme tandis que Jérôme Hebert tient les basses et contrebasses et Benoît Prisset la batterie. Intelligemment partagé entre les voix, les guitares, les claviers et même l’harmonica, Le Coq même la barque de main de maître et en profite pour la faire voguer vers des rivages où la pop à l’ancienne, vintage comme on dit souvent, rivalise d’ingéniosité avec le folk, la world voire même le blues dans ses formes les plus reculées. Mélangeant des mélodies lancinantes et des textes soignés où il est question de tout et parfois de n’importe quoi, ces « Chaconnes » se parent d’une certaine forme de noblesse chère à leur rang et nous entraînent vers ces danses d’un autre temps auquel leur nom fait référence, associant la délicatesse et la sensualité de leurs origines à des touches plus modernes pour donner encore plus de grain, encore plus de relief à des pièces comme « Allons en guerre », « Autant d’amants », « La martyre » ou « Depuis longtemps » qui n’en finissent plus de rebondir entre hier et aujourd’hui pour finalement produire l’effet d’une musique d’un autre temps, mais qui serait jouée par des musiciens définitivement installés dans notre époque. Une grappe de banjo ou de steel guitare pour corser encore un peu plus les choses et voilà Le Coq avec un nouvel opus enregistré en seulement dix jours, un album qui a tout compris de ce les mots spontanéité et musicalité voulaient dire. Et si l’on ne saisit pas forcément toute la subtilité de l’ouvrage dès la première écoute, c’est sans doute pour se donner des raisons d’y retourner et de finir de s’en imprégner …
Fred Delforge


nawakposse
nawakposse.com, février 2013

Bien que n'ayant pas entendu ce qu'a fait LECOQ avant cet album " Chaconnes ", son parcours auprès d'artistes nantais lui offre déjà mon respect quasi éternel, mais reste à découvrir son nouveau disque, bien que l'évolution par rapport à ses quatre précédentes sorties me sera donc impossible pour le moment.
Si le nom du disque nous proposait des " Chaconnes " et ainsi une ouverture artistique allant de la danse à la musique, le premier titre devenu " Chaconne ", au singulier donc, referme peut-être cette ouverture.
Quoi qu'il en soit, celui-ci est épuré au niveau des textes et laisse donc la part belle à la musique et pourquoi pas à une danse l'accompagnant. Pour le moment très calme, l'ambiance change sur le final de " Je positive ", franchissant la limite de vitesse autorisée jusqu'ici. La véritable ritournelle qu'est " Autant d'amants " permet une accroche rythmée, tout en restant dans une certaine douceur propre à l'univers que LECOQ s'efforce à nous offrir. Les moments les plus rythmées alliés à la douce atmosphère et au chant restant toujours posé, forment d'ailleurs les parties les plus riches de l'album, " La mer est basse devant nous " nous le fait une nouvelle fois très
bien ressentir. Douceur et voyage poétique, voici le crédo que LECOQ a choisi pour son nouveau CD, pour peu qu'on s'y laisse porter ce dernier s'avère être une intéressante expérience.

Blytch


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